mardi 30 avril 2013

LE CAP VERT

Notre première intention était de retourner aux Canaries depuis Dakar pour y visiter les îles de l'Est de l'archipel. Mauvaise pioche, mer croisée de deux à trois mètres dans le nez, vents contraires, courant contraire. Après deux jours de ce régime, nous décidons de faire route sur de Cap Vert et son archipel que nous ne comptions rejoindre qu'en septembre. Dommage pour Fuerteventura et ses randonnées, mais dans plaisance il y a plaisir et on n'est pas forcement maso...


Arrivée musclée sur l'île de Sao Vicente, à l'ouest de l'archipel du Cap-Vert.
Voilà donc SODRIC gentiment à quai dans la marina de Mindelo sur l'île de Sao Vicente.
Au programme, balades bien sûr, mais nous profitons aussi du temps qui nous est donné pour nettoyer le bateau après deux mois et demi de Sénégal et d'armatan (vent de sable qui s'infiltre partout) et terminer quelques aménagements commencés à Charon et qui attendaient leurs finitions.

Première balade sur l'île la plus proche, Santo Antao, et sa « Ribeira do Paul » (une ribeira est une vallée souvent très encaissée). Celle-ci est magnifique, verdoyante, grâce à une irrigation élaborée. Les gens y sont plus que sympa, les rencontres faciles, il semble qu'il y ai des endroits où la vie s'écoule plus paisiblement qu'ailleurs.



Superbe chemin à travers les cultures en terrasse

La vallée encaissée de Ribeira Do Paul

Les courses dans le village de Ribeira Grande

D'une vallée à l'autre, sur les chemins qui longent la côte nord de l'ile.

Le village de Cruzinha où nous passerons deux jours.

Le "port" de Cruzinha où les barques accostent lorsque la mer le veut bien.

Le film de la randonnée.




lundi 1 avril 2013

VOILES SANS FRONTIÈRE ET LE SINE SALOUM

Comme prévu, nous avons participé à une mission solidaire de VSF du 13 au 27 mars. Nous nous sommes donc retrouvés sur le Siné Saloum en compagnie de neuf autres personnes hébergés sur SODRIC et YOBALEMA, le trimaran VSF.

La mission comporte plusieurs volets : médical avec un médecin, une infirmière, une sage-femme et un dentiste, scolaire avec le suivi de plusieurs partenariats financiers et pédagogiques, plus un projet expérimental sur l’apiculture.

En ce qui nous concerne, nous avons essayé de nous rendre utiles au sein d’une organisation bien rodée (VSF intervient depuis une dizaine d’années dans ces régions) : petits travaux de bricolage à la case de santé de Baout, cabotage avec Sodric pour accompagner les personnes VSF responsables des partenariats scolaires dans les écoles de villages isolés sur les iles du Saloum (Diogane, Siwo, Niodior, Bassar, Bassoul, Tialane), accompagnement du dentiste et de son assistant durant trois jours sur un autre village (Diamniadio).

Les préparatifs au cercle de voile de Dakar
En route sur le Saloum avec YOBALEMA

L'arrivée à BAOUT, village de 900 habitants où se déroulera la mission médicale

 
Sage-femme et infirmière au travail sous les yeux du coordinateur
L'équipage de SODRIC se rend utile


Rencontre dans la brousse

Moment de détente sur SODRIC
 
 

Escale à DIOGANE: le tertre aux coquillages et les enfants au puits

Arrivée sur le village de BASSOUL
Pas peu fier de barrer la pirogue

Les tarifs du port de SIWO!!

Le débarquement des colis avec les enseignants pour l'école de SIWO

Le logement des instituteurs de l'école de SIWO, financé par VSF.
On charge le matériel du dentiste pour l'installation du cabinet à DIAMNIADIO
L'équipe en action
 
Le Tiou du midi ... à la sénégalaise

Le soir, chacals et hyènes nous rappellent leur présence par leur cris. Nous n'avons pas rencontré de hyène, mais à voir les dimensions de la patte, on n'a pas vraiment envie.




La mission scolaire

vendredi 29 mars 2013

KACHIOUANE et retour sur DAKAR

Nous reprenons notre récit sur le blog après quelques semaines sans nouvelle, dues aux difficultés pour se connecter à internet dans les villages très reculés où intervient Voiles Sans Frontière, mais aussi – et surtout – au rythme d'une mission qui laisse peu de temps à ses membres pour des activités annexes.

Tout d'abord, un denier petit film et quelques photos de la Casamance et de Dakar qui étaient restés en souffrance.

KACHIOUANE

Après un arrêt technique (courses, internet) à Elinkine que nous connaissions déjà (arrêt qui nous a permis de regarder un superbe Angleterre-France...), nous faisons une dernière étape en Casamance à Kachiouane, proche de la sortie du fleuve.

Mouillage en pleine nature à 20 minutes à pieds du village dont la richesse se perçoit tout de suite à l'abondance des jardins et au nombre de puits jouxtant les maisons.



La Casamance vue du haut du mat. La mangrove et la savane

Kachiouane et sa verdure



 Les dauphins du fleuve. Promenade dans la savane.


DAKAR
VILLAGE PILOTE

Grâce aux Dumé, nous faisons la connaissance de Cheikh Dialo, arbitre de rugby et animateur dans une association qui prend en charge les enfants des rues de Dakar.

Nous avons passé deux jours en leur compagnie au « village pilote » situé près du lac rose à 50 km plus au nord.

Que dire devant le travail exemplaire et l'infinie patience de ces sénégalais qui œuvrent dans le seul but de donner un avenir à ces enfants et ces jeunes sans horizon.

Le village pilote s’agrandit
Le maraichage: tout le monde à l'arrosage le matin


L'atelier de menuiserie

La classe de Mme. Diallo, chargée de l’alphabétisation

La fabrication des briques pour les nouvelles constructions

Il faut nourrir tout ce monde, la cuisine pour cinquante avec l'aide des enfants.

GOREE

Nous retrouvons avec un grand plaisir Ibou, notre ange gardien du premier jour à Dakar qui avait démêlé notre mésaventure avec un douanier.

Repas sur SODRIC et visite en sa compagnie, et celle de ses copains, de l'ile de Gorée. Super journée.
Le port de Dakar
La maison des esclaves, les cellules séparées pour les hommes, les femmes et les enfants étaient au niveau de la cours, les gardiens à l'étage.

La porte par où les esclaves embarquaient pour un voyage sans retour.


Sympa l'île de Gorée, on y trouve même de la famille...

Dans les rues avec Ibou (2éme en partant de la gauche) et ses copains


mardi 5 mars 2013

POINTE SAINT GEORGES

Pointe St. Georges, qui n'est accessible par la terre que par une piste de 10 km, est de ce fait très isolé. C'est le pays des lamantins, gros mammifères marins herbivores, attirés près du rivage du village par la présence d'une source d'eau douce sous-marine qui se déverse directement dans le fleuve. Nous avons eu la chance de les voir … mais pas de photo.

Les rencontres sont toujours au programme et notamment celle d'Ousmane et de sa femme Diatou qui vivent intelligemment du tourisme. Leur ouverture d'esprit nous a permis durant de longues soirées de parler sans tabou de la vie des Sénégalais et de la Casamance. Encore des moments que nous ne sommes pas prêts d'oublier.

Le village de Pointe Saint Georges vu du mouillage

Les pêcheurs de crevettes ... EXTRA

Toujours les superbes fromagers