mercredi 5 février 2014

Premières images des Caraïbes : LA GUADELOUPE

Nos premiers jours en Guadeloupe n'ont pas été marqués par le sceau de la découverte car nous n'avons pas quitté l'enceinte de la marina. En effet, après plus d'un an de navigation, SODRIC avait bien besoin de quelques soins et la zone technique de la marina de Pointe à Pitre était la bienvenue pour un petit lifting : carénage, antifouling, remplacement des patins de dérive, dépose de l'éolienne … autant de travaux indispensables au parfait fonctionnement de notre petite maison sur l'eau.

La sortie d'eau à la marina de Pointe à Pitre

L'antifouling était un peu vieux. Les passagers clandestins en profitent


Après cette première semaine bien chargée, à nous les eaux turquoises tout d'abord avec Aurélie, venue nous rejoindre pour Noël, puis avec Caro et Alex. Le programme, quoique perturbé en ce qui concerne les visites à terre par la grève des pompistes, nous a fait découvrir l'archipel des Saintes avec ses petits poissons multicolores, ses pélicans et ses iguanes, Marie-Galante avec son rhum à 59° et sa campagne paisible, la ville de Basse-Terre et la Soufrière avec son impressionnante foret tropicale... plutôt humide.


Côté ambiance, si vous aimez le Cap-Ferret ou St Martin de Ré, allez à Terre-de-Haut aux Saintes. Si vous préférez Belle-Ile-en-Mer, choisissez bien sûr Marie-Galante.

L'îlot de Gosier, ses palmiers et son sable blanc... premières sensations et ...
... premières rencontres


A la découverte des Saintes. 
Magnifique la grande anse sur  Terre de Haut.
L'autre grande anse, sur Terre de Bas.
Les pélicans de l'anse de Grand Baie sur Terre de Bas.
Le bourg des Saintes et son abri, tant prisé des amiraux.

Le village coloré de Petite Anse sur Terre de Bas.

On ne quitte pas les Saintes sans avoir mangé local.
SODRIC au mouillage de l'anse Canot sur Marie Galante

Bananiers, manguiers et canne à sucre ... la campagne de Marie Galante

Merci Alex pour la photo. Pas facile un colibri au 4000ème de seconde.

La distillerie Bielle. Ici plus qu'ailleurs, le rhum est une institution.

Dans un lolo de Saint Louis, on nous sert du Perrier à consommer ... comme on veut.



Même s'il fait moche (ce qui est le cas neuf fois sur dix), montez au sommet de la Soufrière ... pour l'ambiance.
Ceci dit, on ne conseillera pas forcement la descente du cratère de la citerne aux chutes du galion ... mais si vous aimez l'aventure !!!

Aux Saintes, un masque et un tuba suffisent pour s'émerveiller. On ne se lasse pas d'admirer coraux, gorgones et poissons multicolores. On aimerait bien troquer nos poumons contre des branchies pour rester un peu plus dans ce monde que nous commençons à découvrir.









Quelques images de nos balades


dimanche 15 décembre 2013

LA TRANSAT

2 185 miles nautiques (4 000 km), 16 jours et 14 h soit 5,5 nœuds de moyenne, une transat pourrait juste se résumer à quelques chiffres mais, derrière cela, il y a d'abord le plaisir d'être en mer.

Quand on part pour quelques jours, on a toujours l'arrivée en tête et on est souvent le nez sur la centrale de navigation qui nous donne toutes les informations sur notre parcours. Là, les choses sont différentes. L'arrivée semble tellement lointaine qu'elle en devient presque irréelle. De ce fait, on entre dans une autre dimension où l'on vit la mer pleinement, car il n'y a finalement qu'elle qui compte.

On va gérer ses calmes, scruter les grains, être attentif au vent qui monte et à la houle qui grossit, les levés et couchés de soleil deviennent des moments importants. On est aussi pleinement à l'écoute du bateau. Une voile qui se met à battre, le pilote qui travaille trop, un départ au lof sont autant de messages que nous adresse Sodric, auquels il faut répondre sans attendre.

Nous sommes partis du Cap-Vert avec une météo peu favorable dans la mesure où les alizés étaient fortement perturbés par des dépressions situées au sud des Açores, emplacement normal de l'anticyclone. La traversée s'est donc déroulée en trois phases. Les trois premiers jours, du vent faible, parfois contraire, et des orages sous lesquels nous avons eu jusqu'à 35 nd. Ensuite sept jours de vents portants mais faibles, qui nous obligeaient parfois à nous aider du moteur. Le temps était beau et l'ambiance très cool. Enfin, nous avons touché les fameux alizés, portant notre moyenne journalière de 129 miles les dix premiers jours à 158 miles. L'arrivée s'est déroulée de nuit et nous avons préféré comme point d'atterrissage le mouillage tranquille et facile d'accès de Gosier (c'est le nom donné aux pélicans) plutôt que la marina de Pointe à Pitre. 

Dernières images du Cap-Vert


A la tombée de la nuit, entre lumière et ombre.

Il est pas beau SODRIC!!!!

6 repas frais: tartare, tranches à griller, matelote et 14 conserves. 



Merci à celui dont on ne parle jamais mais qui est au combien essentiel ... le pilote automatique.











dimanche 24 novembre 2013

DERNIÈRES IMAGES DU CAP-VERT

Après un mois et demi passé dans les îles sous le vent, nous retrouvons Sao-Nicolau, puis Sao-Vicente avec sa compagne, Santo-Antao. Nous rejoignons aussi la flotte des voiliers en route pour les Antilles ou le Brésil qui, après une escale sur l'île de Sal, se rend en général directement sur Mindelo sans visiter les îles plus au sud.

Karine et Richard, nos copains de Bordeaux nous accompagnent pour une semaine.

Dernières balades, dernières baignades, on en prend plein les yeux pour ne pas oublier cet archipel perdu dans l'Atlantique.

SAO-NICOLAU

Dans ces vallées sans voiture, ces chemins sont les uniques voies d'accès

Les paysages grandioses de Sao Nicolau.

La pointe sud de l'île et le village de Tarrafal où SODRIC est mouillé.
Pique-nique sur le Monte Gordo (1 312 m) sommet de Sao Nicolau
L'habitat traditionnel

SANTO ANTAO

Santo Antao ... c'est du grand spectacle
A l'arrivée du ferry, la course des aluguers
Notre hébergement au pied de la vallée de Paùl

 


Sur les terrasses, l'agriculture omniprésente: la canne à sure, les ignames, les plants de cultures vivrières...


Ici on ne moud pas le café, mais on le pile.
Discussion au détour du chemin

Bien tentantes ces oranges

L'aluguer ou le repos du randonneur...

SAO VICENTE





Incomparables lumières de Sao Vicente.



Maintenant, l'heure est à la préparation de la transat, une grande première pour nous. Menus travaux, courses où il ne faut surtout rien oublier et multiples « au revoir, on se retrouve de l'autre côté ». La pression monte, mais on a hâte d'y être.

Aux dernières nouvelles, la météo pourrait nous jouer quelques tours, avec des alizés absents durant la première partie de la traversée qui pourrait du coup s'annoncer plus longue que prévue.



On verra bien, rendez-vous aux Antilles, plus précisément à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe où nous avons prévu de passer Noël.