vendredi 29 mars 2013

KACHIOUANE et retour sur DAKAR

Nous reprenons notre récit sur le blog après quelques semaines sans nouvelle, dues aux difficultés pour se connecter à internet dans les villages très reculés où intervient Voiles Sans Frontière, mais aussi – et surtout – au rythme d'une mission qui laisse peu de temps à ses membres pour des activités annexes.

Tout d'abord, un denier petit film et quelques photos de la Casamance et de Dakar qui étaient restés en souffrance.

KACHIOUANE

Après un arrêt technique (courses, internet) à Elinkine que nous connaissions déjà (arrêt qui nous a permis de regarder un superbe Angleterre-France...), nous faisons une dernière étape en Casamance à Kachiouane, proche de la sortie du fleuve.

Mouillage en pleine nature à 20 minutes à pieds du village dont la richesse se perçoit tout de suite à l'abondance des jardins et au nombre de puits jouxtant les maisons.



La Casamance vue du haut du mat. La mangrove et la savane

Kachiouane et sa verdure



 Les dauphins du fleuve. Promenade dans la savane.


DAKAR
VILLAGE PILOTE

Grâce aux Dumé, nous faisons la connaissance de Cheikh Dialo, arbitre de rugby et animateur dans une association qui prend en charge les enfants des rues de Dakar.

Nous avons passé deux jours en leur compagnie au « village pilote » situé près du lac rose à 50 km plus au nord.

Que dire devant le travail exemplaire et l'infinie patience de ces sénégalais qui œuvrent dans le seul but de donner un avenir à ces enfants et ces jeunes sans horizon.

Le village pilote s’agrandit
Le maraichage: tout le monde à l'arrosage le matin


L'atelier de menuiserie

La classe de Mme. Diallo, chargée de l’alphabétisation

La fabrication des briques pour les nouvelles constructions

Il faut nourrir tout ce monde, la cuisine pour cinquante avec l'aide des enfants.

GOREE

Nous retrouvons avec un grand plaisir Ibou, notre ange gardien du premier jour à Dakar qui avait démêlé notre mésaventure avec un douanier.

Repas sur SODRIC et visite en sa compagnie, et celle de ses copains, de l'ile de Gorée. Super journée.
Le port de Dakar
La maison des esclaves, les cellules séparées pour les hommes, les femmes et les enfants étaient au niveau de la cours, les gardiens à l'étage.

La porte par où les esclaves embarquaient pour un voyage sans retour.


Sympa l'île de Gorée, on y trouve même de la famille...

Dans les rues avec Ibou (2éme en partant de la gauche) et ses copains


mardi 5 mars 2013

POINTE SAINT GEORGES

Pointe St. Georges, qui n'est accessible par la terre que par une piste de 10 km, est de ce fait très isolé. C'est le pays des lamantins, gros mammifères marins herbivores, attirés près du rivage du village par la présence d'une source d'eau douce sous-marine qui se déverse directement dans le fleuve. Nous avons eu la chance de les voir … mais pas de photo.

Les rencontres sont toujours au programme et notamment celle d'Ousmane et de sa femme Diatou qui vivent intelligemment du tourisme. Leur ouverture d'esprit nous a permis durant de longues soirées de parler sans tabou de la vie des Sénégalais et de la Casamance. Encore des moments que nous ne sommes pas prêts d'oublier.

Le village de Pointe Saint Georges vu du mouillage

Les pêcheurs de crevettes ... EXTRA

Toujours les superbes fromagers




dimanche 24 février 2013

AFFINIAN

Nous revoilà partis dans un bolon que nous remontons sur plusieurs kilomètres pour rejoindre Affinian, au cœur de la brousse.

Repas au campement villageois et toujours la même technique bien rodée : chaussures de marche et balade le nez au vent. On ne se lasse pas de la majesté des grands arbres, du chant incessant des oiseaux ou de la profusion des fruits. C'est aussi tout au long du chemin une discussion par-ci, un thé par là et finalement, un repas partagé sur la place de l'église à l'occasion d'une fête religieuse. Il est obligatoire de prendre son temps.

Les habitants des fromagers

Les fromagers sont toujours dans les villages car ils ont été plantés pas les anciens  il y a parfois plusieurs siècles


On voit la vache ... mais pas les fourmis rouges qui ont apprécié les mollets d'Isabelle.

Le fromager sacré d'Affinian

Récolteurs d'arachide

Joséphine dans sa boutique

Paysage de savane près de Djilapao


DJILAPAO

Autre bolon, autre village perdu. Promenade de 12 km et toujours les mêmes échanges. Le soir, nous aurons droit à des huitres de la mangrove et du « capitaine » poisson excellent pouvant atteindre plus de 15kg.






Petit à petit, nous nous rapprochons de l'embouchure de la Casamance avant le retour sur Dakar.


CADJINOL

Nous ne sommes restés qu'une soirée à Cadjinol pour aller assister à la fête du riz, rendez-vous incontournable qui a lieu une fois l'an, les récoltes terminées.

Une heure de marche dans la brousse pour rejoindre le village. Danses, coutumes et combats de lutte (c'est sûr, les Sénégalais savent faire la fête) et retour sous les étoiles.




LES OISEAUX DE CASAMANCE

Nous avons monté un petit film pour Ousmane, de la Pointe St. Georges, qui nous a emmenés voir les oiseaux dans la mangrove.

Quelques extraits:





Qui a vu le crocodile? Je l'ai filmé sans m'en rendre compte, le plan dure 1,5 secondes.

vendredi 15 février 2013


NIOMOUNE

Nous remontons un peu plus le fleuve Casamance et embouquons lentement un autre bolon, cette fois sur la rive nord. L'eau est marron, c'est la marée basse avec un coefficient de 105 et voilà l'étrave de Sodric dans la vase ( aucun des bolons n'est balisé, hormis parfois quelques branchages connus des locaux) petite marche arrière et c'est reparti.
Nous jetons l'ancre devant Niomoun, petit village perdu au milieu de la mangrove.

Nouvel accueil chaleureux au campement local, cette fois tenue par Valérie, castraise de son état, mariée à un enfant du pays.

Dans ce village composé de quatre quartiers, l'activité est très liée à la production de riz durant la saison des pluies. Nous faisons la connaissance de Denis qui a la grosse responsabilité de décortiquer le riz (séparer le grain du son) pour l'ensemble du village, grace à une machine financée par un fond espagnol. 


Promenade dans les quartiers de Niomoun

Pour Aurélie, un anacardier et son fruit, la noix de cajou.

Vue depuis le bateau au petit jour
Maison traditionnelle de terre cuite et toit en chaume



 

Les rizières, le tamisage des grains de riz et le séchage devant les maisons.
 

Après trois jours passés à Niomoun, nous remontons le fleuve jusqu'à Ziguinchor, ville de 50 000 habitants, capitale de la Casamance.

Mouillage devant l'hôtel de luxe de la ville. Approvisionnements en  légumes, fruits et eau, découverte des quartiers avec leurs grandes "rues" de sable qui, le soir, se transforment en terrain de foot.

Jolis moments grâce à Cécile et Jean-Marie, collègues de Voiles Sans Frontière et surtout artistes, qui donnent des représentations de théâtre pour enfants. Les petites têtes noires, subjuguées par le spectacle, sont bien les mêmes que nos têtes blondes.

Nos itinéraires à ce jour: en bleu en bateau, en rouge à pieds





SINE SALOUM et CASAMANCE.

Siné Saloum, mission accomplie.

Nous étions impatients de livrer le matériel que nous transportions depuis La Rochelle.
Nous nous sommes donc présentés devant le chenal de Niodior, gros bourg de 7000 habitants, à la tombée du jour. Premier essais manqué, plus assez d'eau pour SODRIC et la marée qui baisse.

Pas grave, nous voilà partis pour Djifere, village de pêcheurs situé à l'entrée du Siné-Saloum que nous atteignons à la nuit.

Le lendemain, visite du village, multiples discussions avec le boulanger, le fournisseur de matériel pour les bateaux (on ne se refait pas), ou au café. Un pêcheur qui avait gardé notre annexe nous invite à partager son repas avec sa famille … immersion totale.

L'après midi, deuxième essai réussi pour rejoindre Niodior et livraison des 250 kg de matériel.

Balade à Niodior où nous sommes gentiment invités à manger le lendemain midi l'incontournable tiboudiène au dispensaire du village.
Le village de pêcheurs de Djifère, à l'entrée du Siné Saloum

Niodior, le départ des femmes pour la pêche aux coquillages


SODRIC intéresse vivement les enfants de Niodior

Sur la route de la Casamance, la pêche continue ... mais les poissons ne sont plus les mêmes.

Premières rencontres en Casamance

Après une navigation de nuit rendue fatiguante par la veille intense liée à la présence de multiples bateaux de pêche, nous découvrons avec ravissement la Casamance.

Escale à Elinkine, village situé dans le deuxième bolon qui s'enfonce dans les terres au sud du fleuve.

Nous faisons naturellement halte devant le « campement villageois », sorte d'hotel à ciel ouvert où les prix pratiqués sont inversement proportionnels à la chaleur de l'acceuil. Les bénéfices réalisés par Luc (ancien capitaine de Bègles) sont utilisés pour l'équipement du village.

Sur son conseil, nous enfilons les chaussures de marche et partons dans la brousse, technique propice aux rencontres.

Cherchant notre route, le hasard nous guide chez jacques, à la fois pêcheur, peintre, producteur de bœufs, de vin de palme et de riz. Dans la famille, on s'appelle Rose, Sophie, Basile ou Charlemagne car on est chrétien. Il nous fait pénétrer au cœur de son afrique. Que du bonheur.


Premières rencontres avec la mangrove.







Nous voilà partis dans la brousse, 10km à pieds parmi les palmiers, baobabs et autres fromagers

 La récolte du vin de palme

Nous rencontrons Jacques et sa famille qui nous fait découvrir son village de Loudia Diola.


Le vin de palme facilite les discussions...





Les bœufs et les rizières







Le film de  ces premiers jours dans la campagne africaine.