jeudi 27 août 2015

UA POU

Comme nous avons débuté notre périple marquisien par les îles du nord, la suite logique est plein sud, sur Ua Pou. Nous mouillons donc un soir dans l'anse de Hakahau, l'abri principal.

Notre arrivée se fait sous d’excellents hospices. Tout d'abord, les pics sont ce soir là dégagés, révélant toute la splendeur de l'île, puis nous rencontrons d'emblée Benjamin (dit Ben), ancien instituteur, président du comité des fêtes, joueur de ukulélé, imprégné de culture marquisienne et qui ne demande qu'à partager sa passion jusqu'à la nuit.

Les jours suivants, Ua Pou se laisse découvrir petit à petit. Sa nature est constamment dominée par douze imposants pics phonolithiques, gigantesques vestiges des cheminées d'un unique ancien volcan. Les vallées sont profondes, très isolées, uniquement accessibles par des pistes escarpées : 4X4 de rigueur. De ce fait, ici peut être plus qu'ailleurs, les gens sont très attachés à leur territoire et à leur communauté. On ne parle d'ailleurs pas de villages mais de vallées.

Touchés par cette île et ses habitants, nous y revenons après avoir visité les îles du sud pour y finir notre voyage aux Marquises. Nous arrivons pour l'ouverture du Rare, fête annuelle qui dure tout le mois de juillet. A Hakahau, repas dans les baraques montées pour cette occasion, et danses traditionnelles puis, comme promis, un dernier dimanche avec les habitants de la vallée isolée de Hakahetau : messe , pétanque (les marquisiens sont fans) et palabres sous les manguiers.

Arrivée sur Ua Pou et sa montagne si particulière.
On joue à cache-cache avec les pics, plus souvent dans les nuages qu'au soleil.





Dans les forêts de pandanus ou sur les chemins qui grimpent tout droit dans la montagne, la marche n'est pas toujours facile...


... mais les orchidées et les locataires des cimes nous font vite oublier la fatigue du chemin.



Toutes les trois semaines, les habitants de Ua Pou se donnent rendez-vous sur le port pour l'arrivé de l'Aranui, le principal bateau avitailleur. L'effervescence qui règne sur le quai est un véritable spectacle.

Sur Ua Pou, nous avons découvert des danses très guerrières, vestiges des luttes tribales où on ne se faisait pas de cadeau. 
Il est des pays que l'on ne quitte pas sans un petit pincement au cœur. Les Marquises en font assurément partie. Je me souviendrai longtemps de mes derniers instants sur le sol marquisien ; Hervé, le pêcheur de Hakahetau nettoyait sur le quai ses prises de la nuit lorsque, me voyant partir, il sort de sa poche une orange et me dit en guise d'adieu : « prend, tu verras, elle est sucrée ». Dernier cadeau qui, à lui seul, résume toute la gentillesse de ces gens.









LES ILES DU SUD DES MARQUISES HIVA OA, FATU HIVA, TAHUATA

Après une escale à Ua Pou, nous allons découvrir les îles du sud de l'archipel marquisien. Selon la rumeur, appelée couramment « radio pontons », nous avions un peu peur d'être déçus après l'accueil si amical des gens des îles du nord. Ici, en effet, plus d'argent et d'individualisme font que les rapports sont légèrement différents, mais les rencontres sont toujours aussi chaleureuses.

Durant deux semaines, après l'incontournable montée au cimetière d'Atuona pour rendre hommage à Paul Gaugin et à Jacques Brel, ses occupants les plus célèbres, nous faisons du cabotage entre les îles.

Sur Hiva Oa, nous rendons visite aux plus grands tikis des Marquises nichés au fond du cirque de Puamau, sur Fatu Hiva, nous faisons une superbe balade en empruntant une route de montagne dominant la mythique « Baie des Vierges », un des plus beaux mouillages du Pacifique, sur Tahuata, nous profitons de la limpidité des eaux du mouillage et nous promenons à Hapatoni, le village des sculpteurs.



Visite du musée Gaugin où sont exposées de nombreuses copies de ses œuvres autour du "fare" qu'il s'était fait construire ... 




... et de l'espace Jacques Brel que la commune de Atuona a aménagé en mémoire de l'illustre poète venu finir ses jours sur l'île de Hiva Oa..


Rude, austère Hiva Oa ... par certains aspects de sa montagne et de ses rivages, c'est certain.

Avec SODRIC, nous parcourons l'île et mouillons devant les petits villages isolés, à la rencontre de leurs habitants.



L'alternance des paysages: il faut choisir son site pour la "photo carte postale".




Souvent perdus dans la nature, les vestiges des anciennes civilisations Maori: Les tikis de Puamau sur Hiva Oa, pétroglyphe au bord du chemin sur Fatu Hiva.  
 

SODRIC ancré dans un des mouillages les plus célèbres de la Polynésie: la Baie des Vierges sur Fatu Hiva



La montagne de Fatu Hiva et le village de Hanavave




samedi 18 juillet 2015

NUKU HIVA

Il nous a fallu plus d'un mois pour faire le tour de Nuku Hiva où nous nous sommes laissés mener par les rencontres et les imprévus.
C'est une île où la vie semble s'écouler paisiblement où l'argent n'est pas l'unique valeur étalon. L'hospitalité et la générosité sont la règle. Ainsi, quand on croise une personne dans la rue d'un village, le bonjour (ou kahoa en marquisien) est toujours accompagné d'un large sourire et bien souvent, on engage une conversation sur le temps qu'il fait, la décoration de l'église pour la messe du dimanche ou tout autre sujet qui nous fait entrer un peu dans le quotidien de ces petites communautés.
Il est vrai que parler la même langue facilite grandement les choses mais, pour les voyageurs que nous sommes, vivre un tel accueil est un réel plaisir.

A travers cette page et le petit film qui l’accompagne, on voudrait simplement remercier Gabriel, Caroline, Honoré, Daiana, Jean-Pascal, Martine, Jean-Emile, Precille et tous les autres, pour les moments passés ensemble et au cours desquels, ils nous ont ouvert les yeux sur leurs Marquises.



L'arrivée le soir sur Nuku Hiva. Le petit déjeuner au mouillage de la baie de Taihoae.



Les superbes baies du nord de l'île: Anaho et Hakapa






Paysages et rencontres lors de nos promenades. 
Retour bien chargé. La nature et les marquisiens sont généreux...
Souvent, même dans des lieux parfois très reculés, mous découvrons des vestiges d'habitations anciennes ...

... où d'impressionnants banians (arbre sacré) sont toujours présents.



Les traces archéologiques sont nombreuses. Les pétroglyphes font partie des traditions ancestrales ...





... comme les tikis protecteurs en pierre ou en bois,

Parmi nos rencontres, Jean-Emile, le coprahculteur récolte les noix de coco pour la fabrication du monoï...





... Honoré chasse la chèvre pour nous régaler ...

... Jean-Pascal, le maire d'Hakapa, et Martine, l'institutrice de Taipivai, nous accueillent dans leur maison ...











... Gabriel et Caroline ouvrent grand leur porte pour nous faire découvrir leur vie aux Marquises.



Le film de Nuku Hiva.