Nous voilà amarrés au
ponton de la marina d'Opua, au nord de la Nouvelle-Zélande. C'est à
coup sûr une escale emblématique de notre vagabondage nautique.
Arriver en Nouvelle-Zélande, c'est comme avoir gravi un sommet,
avoir atteint un but. Et ce n'est pas seulement, parce que nous sommes
exactement aux antipodes de la France (quoi que …), mais c'est aussi
parce que c'est un pays qui symbolise le grand voyage. Il faut
traverser le plus grand océan du monde pour y parvenir, et la
dernière étape, longue de 2 000 km et qui fait jongler les marins
avec les systèmes météo, n'est pas des plus faciles.
Sauf que, pour le moment,
la découverte n'est pas trop au programme car la Nouvelle-Zélande
est aussi le pays qui compte le plus de bateau par rapport à la
population. C'est donc une escale rêvée pour la maintenance de
Sodric et nous avions décidé depuis longtemps d'y consacrer du
temps pour notre chère maison flottante. Sur les 6 mois où nous
resterons dans ce pays, ce sera donc 2 mois pour le bateau et 4 mois
pour la balade... et nous avons décidé de commencer par les 2 mois
pour le bateau.
Cela n'a pas empêché
les bons moments entre amis et quelques escapades dans le Northland. Ensuite nous sommes remontés vers les caps North et Reinga, qui marquent la
limite nord du pays, que nous avons contournés pour rejoindre la
grande l'île du sud.
Notre lieu d’atterrissage: la baie d'Opua
La Nouvelle-Zélande est un pays où on aime les beaux bateaux. On trouve partout des chantiers nichés au creux des baies.
C'est aussi le pays des paysages.
Ceux du Northland présentent peu de relief mais on est saisi par les vastes étendues.
Partout uneincroyable variété de fougères. Le symbole du pays ne pouvait être autre que celui-ci.
On trouve aussi une campagne agréable...
... des rivières sauvages ...
... de multiples cascades ...
... des lacs aux eaux paisibles ...
... et plein de baies abritées pour y jeter l'ancre.
Mais il n'y a pas que des fougères. Il y a aussi des arbres gigantesques dont l'age est estimé à 2 000 ans: les kaoris.
Les baies sont bordées de christmas trees qui fleurissent à Noël ...
... et les mimosas embaument ici aussi en janvier ... bien que ce soit le plein été.
On aperçoit des oiseaux originaux comme cette perruche multicolore.
Les constructions sont la plupart du temps en bois ...
... avec quelques originalités comme les sanitaires publiques de Kawakawa, lieu incontournable et grande fierté néo-zélandaise.
En Nouvelle-Zélande, on se fait plein de copains navigateurs qui, comme nous, sont descendus au sud pour éviter la saison des cyclones de la zone tropicale ...
... mais le Père Noël veille et réussit à suivre les enfants dans leur périple.
Pour les enfants justement, la cour de l'école c'est pieds-nus ...
... mais on s'interroge parfois sur la tête des instituteurs.
On s'interroge aussi sur la tête de certains piétons ...
Enfin, on s'est fait des copines. Merci Judy pour nous avoir fait goûter le VRAI corned beef.
Le royaume des Tonga est
divisé en trois archipels qui s'étendent du nord au sud sur plus de
250 km : les Vava'u, Ha'apai et Tongatapu où se trouve la
capitale Nuku Alofa. Les 160 îles qui le composent sont très
différentes selon qu'il s'agisse de volcans plus ou moins anciens.
Ainsi, nous avons navigué dans un dédale d'îlots assez élevés
aux Vava'u ou le long d'atolls au raz de l'eau à Ha'apai. L'escale
tout au sud à Nuku Alofa a été plus technique, dédiée à
l'approvisionnement du bateau en vue de la traversée sur la
Nouvelle-Zélande.
Même si notre anglais est perfectible, le contact avec les gens y
est plus distant qu'en Polynésie et il n'est guère possible
d'entrer dans leur intimité. Par contre, nous avons intégré la
petite communauté des marins qui suivent le même itinéraire que
nous vers le sud, avec l'objectif de passer la saison cyclonique en
Nouvelle-Zélande. Tout le monde guette la météo pour choisir la
« fenêtre » qui permettra de réaliser le « passage »
dans les meilleures conditions. Ambiance très chaleureuse et très
internationale.
Notre séjour aux Tonga a été rythmé par le bleu de la mer...
... et le vert des îles.
Nous y avons vu de surprenants costumes traditionnels...
...des villages aux maisons colorées
mais qui semblent endormis tant les passants sont peu nombreux.
Nous avons apprécié la nage dans les grottes...
...ou sur les épaves.
Vu des animaux surprenants,
grandes chauves-souris appelées roussettes...
...araignées de belle taille!!
Des îlots pleins d'oiseaux.
Et bien sûr les baleines à bosse
toujours présentes dès que l'on quitte le bord de côte.
Cette escale a été peut être plus qu'ailleurs celle des copains de
bateau...
...tout le monde en route pour la difficile traversée vers la Nouvelle Zélande.
Avant le départ pour la nouvelle Zélande, le plein de gasoil à Nuku Alofa
Nous
quittons les îles Cook pour rejoindre un des plus grands îlots coralliens du
monde ... mais également un des plus petits États : le royaume de NIUE.
Le
décor est totalement différent de ce que nous avions vu jusqu'à présent.
L'ancien volcan, remonté au niveau de la mer, a élevé les coraux qui le
recouvre à 60m de hauteur. Niue est une île corallienne surélevée qui ressemble
à une immense galette posée sur l'eau.
Le
plateau central, avec sa végétation uniforme, est un peu triste et monotone,
mais le rivage creusé de cavernes et de
canyons est réellement superbe.
Ce petit royaume est très dépendant de la Nouvelle
Zélande qui est située à 2400 km au sud ouest. Beaucoup de maisons ont été
abandonnées suite au passage du dernier cyclone mais les 1700 habitants qui y
vivent sont, comme toujours sur ces terres perdues, des gens sympathiques qui
ne demandent qu'à discuter. Seul petit problème, il nous faut parfaire notre
anglais si on veut pouvoir faire des rencontres. Pour nous maintenant, c'est
travaux pratiques intensifs tous les jours.
Sur le bateau comme à terre, les baleines nous
accompagnent tout au long de notre séjour.
Depuis
Palmerston, une petite équipe s'est formée. A vous de trouver l'irlandais,
l'allemande, le franco-canadien, l'italienne … et la française.
Canyons, piscines, grottes
et arches gigantesques
On va
de surprises en surprises quand on découvre le littoral de Niue.
La foret sèche ou plus
humide couvre la quasi totalité de l'île
L'absence d'agriculture
rend la vie très chère à Niue
la côte au vent franchement
hostile …
… mais qui recèle des
lieux tellement inattendus que cela vaut bien la photo
Lieu
de rencontre incontournable : le marché où les sourires de l'île se
donnent rendez-vous.