jeudi 23 août 2018


L'AUSTRALIE : A LA RENCONTRE DES BALEINES A BOSSE

Les baleines à bosse effectuent chaque année une longue migration depuis l’Antarctique, où elles se nourrissent en été, vers les tropiques où elles se reproduisent et mettent bas.
C'est une espèce redevenue commune et que nous voyons fréquemment depuis que nous naviguons en hiver dans la zone tropicale du Pacifique, depuis les Tuamotu jusqu'en Nouvelle-Calédonie.
Cependant, jamais nous n'avions vu une population aussi nombreuse que le long de la côte australienne où nous nous trouvons actuellement.
Au mois d’août, les groupes commencent leur descente vers les eaux froides et sont visibles, parfois à quelques centaines de mètres de la côte, par trente mètres de fond.
Extraordinaire rencontre de SODRIC avec ces monstres marins, tantôt placides et majestueux, tantôt curieux et joueurs.


Où sommes nous?
cliquez sur le lien ci-dessous "Pays/territoire"

vendredi 17 août 2018


L'AUSTRALIE : LE SUD DU QUEENSLAND

Nous avons choisi de faire notre entrée en Australie à Bundaberg. Venant de Nouvelle-Calédonie, cette ville, située au sud de la grande barrière de corail, est pour nous un bon point de départ pour notre projet de navigation : descendre lentement le long de la côte Est pour se trouver en Tasmanie au début de l'été austral.

Au premier abord, on ne se sent pas franchement dépaysé par l’accueil à la marina, la ville et son animation, les supermarchés où on refait le plein de provisions … quoique, dès notre arrivée, le premier face à face avec un kangourou nous dit bien qu'ici, les choses sont différentes.

Et en effet, on loue une voiture, on part vers l'ouest et là, dès que l'on a quitté la côte, on commence à toucher du doigt l'immensité du pays, la variété de ses paysages, l'incroyable diversité de sa faune et la vie sûrement particulière des gens du bush, tellement isolés dans un pays aussi gigantesque.

Petit à petit, on prend la mesure de ce pays pour lequel on sent bien que, même si nous y restons un an, jamais nous ne pourrons dire « on connaît l'Australie ».
        
A la découverte des paysages australiens ...


... avec leurs vallées profondes ...

... leur géologie parfois surprenante...

... leurs forêts magnifiques...

... abritant des arbres plus que millénaire. Ici, on entre dans le tronc d'un kaori dont l'âge est estimé à 1500 ans.

Il y a bien sûr les animaux et, en tête de liste, les kangourous, souvent présents jusque dans les parcs proches des villes...

... mais que l'on préfère surprendre dans la nature.

Les cacatoès, eux aussi nous accompagnent de leurs cris stridents.

Et plein de bestioles bizarres et inattendues comme ces dindons sauvages... 

... ou l'ornithorynque qui ne sort que le matin très tôt ou le soir très tard ... Pour la photo, je ferai mieux la prochaine fois...

Et bien sûr l'adorable bébé koala, photographié ici au zoo de Brisbane. Pour les voir dans la nature, c'est une autre affaire!!

Après, il y a les villes et notre remontée de la Brisbane river jusqu'au centre de la cité.

Pas habituelle cette photo de SODRIC au pied des grattes ciel.



Le dernier soir, Brisbane nous offre ses plus belles couleurs... C'est beau une ville la nuit.

Première image de la culture aborigène: dessins rupestres dans les gorges de Carnarvon.

A Maryborough, visite à Mary Poppins, l'enfant du pays.


Les australiens sont fans de camping, l'équipement standard étant la superbe caravane double essieux tractée par le 4X4. 

On est donc rarement seul le soir mais les visiteurs sont parfois inattendus.

Anyway, on est souvent en pleine nature où on adopte les rites australiens: la bière autour du sacro-saint feu de bois le soir au campement.

 Films "le sud du Queensland"


OU SOMMES NOUS

dimanche 15 juillet 2018


NOUVELLE CALEDONIE, PROVINCE NORD, ENTRECASTEAUX, CHESTERFIELD

Après six mois passés en métropole et en Guadeloupe, nous revoilà à bord de notre cher SODRIC qui, semble-t-il, après tant de temps passé sur un terre plein sous les tropiques, nous attendait avec une certaine impatience. Il nous l'a fait savoir en multipliant les petits tracas qu'il nous a fallu régler avant de reprendre la mer : joints en tous genres séchés, électronique défaillant, moteur hors bord refusant de démarrer... ajoutée à cela la pose d'un pilote automatique de secours, l'achat d'une belle grand voile, l’amélioration de l'isolation du frigo ...bon, après un mois de travail, nous voilà repartis.

Nous louons tout d’abord une voiture et faisons le tour de la « grande terre » puis, avant de rejoindre l'Australie, nous faisons un grand détour dans la mer de corail par les récifs d'Entrecasteaux et des Chesterfield. Ce sont parmi les terres françaises les plus isolées.

De notre tour du caillou, nous retiendrons assurément notre visite dans la tribu de Tiendanite d'où était originaire Jean-Marie Tjibaou. Après 25km de pistes dans la montagne, accueil, coutume et discussion chaleureuse avec une de ses belles filles. Cette visite nous ouvre les yeux notamment sur le poids de l'histoire dans la démarche indépendantiste Kanak. Merci à Jean-Marie, professeur au collège de Hienghène de nous avoir introduits auprès de cette tribu.
Pour le reste, nous ne sommes pas réellement tombés sous le charme de l'île, peut être les yeux trop braqués vers les montagnes défigurées par les mines de nickel à ciel ouvert. Peut être aussi la difficulté d’accéder librement à la nature nous a-t-elle gênée : en Calédonie, dans ces provinces du nord, les terres sont soit le territoire des tribus Kanak, soit des propriétés privés caldoches. Dans les deux cas, le promeneur n'y est pas forcement le bienvenu s'il n'est pas invité ou s'il ne se fait pas accompagner.

Carénage, dernière vérification de la dérive et enfin la mise à l'eau après un mois de travaux.


Balades à pieds et en voiture dans le nord du caillou. A la découverte du bush.



Un soir, l’accueil sympathique de Reine dans son camping près de la tribu de Netea. 

Nous avons beaucoup rallongé notre route vers l'Australie pour nous rendre d'abord, à l'extrême nord ouest du lagon calédonien, sur les récifs d'Entrecasteaux puis, au cœur de la mer de Corail, sur les récifs de Chesterfield.
Le jeux en valait la chandelle ; incroyables ces petits îlots de souvent moins de 1 km2, couverts d'oiseaux nicheurs, totalement perdus au milieu des flots. Il existe bien des endroits sur terre où l'homme n'a encore eu aucun impact … ces langues de sable en font partie.

Après une nuit de navigation dans l'immense lagon nord de Calédonie, arrivée au petit jour sur l'îlot Surprise, première halte dans les récifs d'Entrecasteaux

Mouillage et rencontre avec le monde des oiseaux du large.







Pas un autre bateau en vue durant notre vagabondage dans la mer de corail.


Bien sûr, un petit plongeon pour aller voir ce qui se cache ... de belles gorgones notamment.


Et après deux jours de mer, cap au sud ouest, nous arrivons sur Chesterfield ...

... où Jean-Pierre ne résiste pas à la tentation de tirer encore quelques portraits.





Juste pour info, ce sont des Frégates du Pacifique, des fous et des Noddis Bruns.


15 minutes de vidéo ...

samedi 27 janvier 2018

RETOUR EN NOUVELLE CALÉDONIE 

La poursuite de notre voyage passe à nouveau par la Nouvelle Calédonie. En effet, c'est là que nous laisserons le bateau le temps d'un retour en France de 6 mois.

Mais auparavant, nous avons retrouvé les eaux cristallines du lagon et découvert les îles Loyautés situées au nord-est de la grande terre : Ouvéa, Lifou et Maré. Nous avons accompli ce périple avec Aurélie, venue nous rejoindre durant un mois.

De part leurs origines exclusivement coralliennes, les îles Loyautés sont très différentes de leur grande sœur calédonienne. Lifou et Maré sont des îles plates, peu élevées, couvertes d'une végétation arbustive très dense. Ouvéa est caractérisée par son immense plage de plus de 25 kilomètres formant un croissant de lune qui se referme sur un vaste lagon. Celui-ci est bordé au nord et au sud par les îlots des Pléïadess, les eaux y sont parmi les plus belles du Pacifique.

Sur ces vastes territoires (Lifou est aussi grande que la Martinique), l'accueil Kanak est simple et engager une conversation chaleureuse n'est pas un problème. Inutile de louer une voiture, le stop (ou "pouce" en Nouvelle Calédonie) est d'une efficacité qui n'est égalée nulle part ailleurs.


Dans certains mouillages (ici l'îlot Casi tout au sud de la grande terre) l'eau a une transparence rarement égalée... 


... et les fonds recèlent des merveilles de couleurs et de formes. 

Nos balades à terre avec leurs imprévus: ici, un peu perdus sur l'île des Pins, avec pour seule solution pour rejoindre le rivage, suivre le cours d'une rivière à sec.

Au sud d'Ouvéa ...
... dont la plage peut laisser rêveur. 


Les côtes au vent toujours aussi sauvages ...

... et où on fait des rencontres inattendues.

Une chefferie Kanak, il est formellement interdit d'y pénétrer sans l'accord du chef. 

On se promène sur Maré mais attention, on peut par mégarde profaner des sites sacrés car juste en dessous de nous ...
... la grotte de corail est habitée!!


En effet, dans la campagne Kanak, les ancêtres ne sont jamais loin.

Un bon moment: la dégustation de crabes de cocotiers dans la petite case sur le rivage.



Il n'y avait que les crabes qui faisaient la tête...

Chaque soir, profiter du soleil couchant.